Soin Tokio vs Olaplex : lequel choisir pour cheveux abîmés ?
Quand on parle de “cheveux abîmés”, on mélange souvent plusieurs réalités : dommages chimiques (décolorations, oxydants, permanente), dommages mécaniques (brossage, frottements, élastiques, serviettes), et dommages thermiques (plaques, brushing). Or, Olaplex et Tokio Inkarami ne répondent pas aux mêmes priorités. C’est précisément pour ça que l’un peut sembler “magique” sur une personne… et “bof” sur une autre. L’enjeu n’est pas de déterminer un vainqueur universel, mais de choisir le bon soin pour le bon type d’abîme : Olaplex est surtout recherché quand les cheveux sont cassants après chimie, tandis que Tokio Inkarami brille quand les cheveux sont secs, poreux, ternes et qu’on veut un résultat brillance / toucher / matière immédiat et durable. Enfin, une idée souvent ignorée (et pourtant logique) : ils peuvent être complémentaires, à condition de les placer au bon moment.
Comparatif express
| Critère | Olaplex | Tokio Inkarami |
|---|---|---|
| Action | Renforcement structurel ciblé (plutôt “interne”) | Soin multi‑étapes axé matière / brillance / gainage |
| Cheveux idéaux | Cheveux cassants (déco, balayage, oxydation) | Cheveux secs, ternes, poreux (manque de douceur) |
| Effet le plus visible | Moins de casse, fibre plus “tenue” | Brillance, souplesse, toucher soyeux |
| Durée moyenne | ~4 à 6 semaines (selon routine) | ~6 à 8 semaines (selon porosité) |
| Prix salon (FR) | ~80 à 120 € | ~100 à 150 € |
| Meilleur timing | Pendant / juste après un service chimique | Cure “glow” après réparation ou en entretien premium |
À retenir : si ton souci principal = casse post‑chimie, Olaplex est souvent prioritaire. Si ton souci principal = sécheresse + rendu, Tokio marque des points.
Pourquoi la comparaison “Tokio ou Olaplex” est souvent mal posée (et comment la poser correctement)
Le piège classique, c’est de comparer deux soins comme s’ils poursuivaient exactement le même objectif. En réalité, la “réparation” n’a pas un seul sens en cosmétique capillaire. Un cheveu peut être fragile au point de casser (problème de résistance), ou bien difficile à coiffer, terne, rugueux (problème de surface, porosité, cuticule). Dans le premier cas, tu veux d’abord stabiliser. Dans le second, tu veux surtout gainer et lisser pour retrouver de la matière et de la brillance. Autrement dit : la bonne question n’est pas “lequel est le meilleur ?”, mais “quel est mon dommage dominant ?”. Ce cadrage change tout, et explique pourquoi les avis en ligne sont si contradictoires : deux personnes n’ont pas la même base de départ.
Quand choisir Olaplex ?
1) Olaplex est pertinent quand la priorité est d’éviter la casse
Olaplex est souvent conseillé quand les cheveux ont subi des agressions chimiques répétées, typiquement : décolorations, balayages, mèches, colorations oxydatives. Dans ces cas, on observe une fragilité structurelle : les cheveux deviennent élastiques, “mous”, puis cassent au démêlage ou même au shampooing. Le bon raisonnement ici est simple : tant que la fibre se rompt, chercher uniquement du “beau rendu” est secondaire. Tu peux obtenir une brillance provisoire, mais si la fibre continue de casser, la longueur ne tiendra pas et les pointes se dégraderont plus vite. Olaplex prend alors de la valeur parce qu’il est choisi pour un objectif mesurable : réduire la casse et améliorer la tenue.
2) Ce que tu peux attendre
Les retours les plus cohérents après un protocole Olaplex (salon + entretien maison) décrivent souvent : une diminution des cheveux qui restent dans la brosse, des pointes qui se dédoublent moins vite, et une sensation de fibre qui “se tient” mieux. C’est un bénéfice très concret pour celles qui font de la chimie : moins de casse = plus de longueur conservée. En revanche, si ton attente principale est “je veux un effet gloss immédiat”, tu peux être déçue : Olaplex n’est pas toujours le soin qui donne le plus de brillance spectaculaire. Il peut améliorer l’apparence, oui, mais son intérêt majeur est généralement ailleurs : sécuriser la fibre.
3) Le meilleur moment pour Olaplex : pendant ou juste après la technique
Si tu fais une décoloration, un balayage ou une correction couleur, Olaplex est souvent perçu comme le plus logique au moment du service, parce que c’est là que la fibre subit l’agression la plus intense. Cet usage “post‑chimie” répond à une logique de prévention et de limitation des dégâts : on ne cherche pas seulement à “rattraper après”, on cherche à limiter ce qui va se dégrader. Dans une stratégie capillaire sérieuse, Olaplex est donc fréquemment placé comme pare‑chocs : on réduit le risque de casse, puis on travaille ensuite la beauté du cheveu.
Quand choisir Tokio Inkarami ?
1) Tokio est souvent plus “wahou” quand le problème est cosmétique/texture
Tokio Inkarami est très recherché par celles qui ont un cheveu sec, rêche, poreux, qui perd sa brillance et accroche au toucher. Dans ce cas, le besoin est d’abord sensoriel et visuel : retrouver une fibre souple, un cheveu qui glisse, une brillance plus nette, une matière plus “dense” au ressenti. C’est là que Tokio marque souvent des points, parce que son intérêt perçu est très immédiat : tu sors du salon avec un cheveu qui paraît “neuf”. Ce n’est pas forcément que la structure interne est miraculeusement transformée en une séance ; c’est plutôt qu’on a optimisé la surface, le gainage, et la cohésion de la fibre pour un rendu premium.
2) Pourquoi Tokio peut mieux convenir aux cheveux secs que Olaplex
Si ton cheveu n’est pas particulièrement cassant mais surtout déshydraté, Olaplex peut sembler “pas assez”. C’est logique : si tu n’as pas besoin prioritaire de renforcement structurel, tu vas juger le soin à l’aune de la douceur, du glow et de la discipline. Tokio répond plus directement à ces attentes car il est positionné comme un protocole intensif qui vise un avant/après visuel : brillance, souplesse, moins de frisottis, une cuticule plus lisse au toucher. Pour une consommatrice qui veut “retrouver des cheveux de pub”, Tokio est souvent plus aligné.
3) Le bon usage de Tokio : cure premium, ou entretien après réparation
Tokio peut être envisagé comme un “reset” cosmétique : tu redonnes de la matière et de la brillance, puis tu entretiens. Mais il devient encore plus pertinent lorsqu’il s’inscrit dans un plan : si tu as abîmé tes cheveux par chimie, faire Tokio sans stabiliser la casse peut donner un résultat beau sur le moment… puis frustrant si la casse reprend. Beaucoup de routines intelligentes utilisent donc Tokio après avoir sécurisé la fibre, justement pour éviter l’effet “cache‑misère”.
Le point clé : Olaplex et Tokio ne répondent pas au même dommage
1) Dommage chimique = casse = priorité à la résistance
La chimie fragilise la fibre en profondeur. Quand tu vois de la casse, le bon raisonnement est mécanique : un cheveu qui casse est un cheveu qui ne peut pas capitaliser sur les soins “de surface”, car il perd ses longueurs. Dans cette logique, Olaplex est souvent choisi car il cible ce besoin de “tenir”. C’est la même idée qu’en rénovation : si ta charpente est fragile, tu ne commences pas par repeindre les murs.
2) Dommage mécanique/thermique = porosité/cuticule = priorité au toucher
Brosse agressive, chaleur sans protection, frottements, shampoings décapants : tu peux obtenir un cheveu qui devient terne, rêche, gonflé, mais pas forcément dans une casse extrême. Là, Tokio a plus de chances de te séduire, car tu vas juger sur le toucher, le rendu, la discipline. C’est une réparation au sens “expérience” : comment le cheveu se comporte au quotidien.
Le choix rapide : mini diagnostic
✅ Choisis Olaplex si…
- tu sors d’une décoloration / balayage et tu crains la casse
- tu as un cheveu élastique qui se rompt facilement
- tes pointes “fondent”, se fragmentent, et tu perds de la longueur
- ta priorité n°1 est de stopper la casse avant tout
👉 Argument : tant que la fibre casse, l’entretien brillance est secondaire. Stabiliser d’abord, embellir ensuite.
✅ Choisis Tokio si…
- tu as surtout un cheveu sec, terni, poreux
- tu veux une brillance miroir et un vrai “effet salon” durable
- tu cherches un rendu plus lisse, plus souple, plus discipliné
- tu as peu de casse mais beaucoup de manque de “matière”
👉 Argument : si le dommage dominant est la porosité/texture, un soin axé “rendu” donne plus de satisfaction.
✅ Envisage les deux si…
- tu as fait de la chimie et tes cheveux sont poreux/ternes
- tu veux une stratégie complète : réparer puis sublimer
- tu cherches un plan d’entretien sur 6 à 8 semaines
👉 Argument : combiner deux logiques (résistance + surface) est souvent plus cohérent qu’espérer un produit “tout‑en‑un”.
Complémentarité : la routine “Olaplex puis Tokio”
L’idée de complémentarité marche bien car elle respecte un ordre de priorités.
1) Étape 1 : Olaplex après la chimie
Objectif : réduire la casse, redonner de la tenue, éviter la dégradation accélérée. Même si le rendu n’est pas le plus “glossy”, tu crées une base plus stable.
2) Étape 2 : Tokio 2 à 3 semaines après
Objectif : booster la matière, la brillance, la douceur. C’est souvent là que l’avant/après devient très visible, parce que tu appliques un soin de finition sur une fibre déjà plus sécurisée.
3) Pourquoi attendre 2–3 semaines ?
Parce que tu laisses le cheveu “se poser” après la technique, tu observes le niveau réel de casse/porosité, et tu évites de tout faire d’un coup sans savoir quel soin a réellement apporté quoi. C’est aussi une stratégie anti‑déception : tu gardes un levier “wow” (Tokio) pour consolider la satisfaction à moyen terme.
Routine maison : ce qui fait durer le résultat
La majorité des déceptions viennent moins du soin que de l’après.
1) Shampoing : éviter le décapage
Un shampoing trop agressif peut faire disparaître rapidement le rendu (brillance, douceur) et accentuer la porosité. L’argument est simple : si tu ouvres la cuticule et que tu dessèches, tu annules une partie de l’effet salon.
2) Masque : 1 fois/semaine minimum
Les cheveux sensibilisés ont besoin d’un rendez-vous régulier. Sans masque, tu auras un pic de résultat post‑salon puis une chute rapide. Le masque agit comme entretien de la matière.
3) Protecteur thermique : non négociable
La chaleur non protégée est l’un des premiers facteurs de dégradation “invisible” : sur le moment ça coiffe bien, mais ça casse et ça assèche sur la durée. Si tu investis dans un soin premium, ne pas mettre de protecteur thermique, c’est comme payer une révision auto et rouler sans huile.
Prix salon : comment comprendre les écarts
Les fourchettes (en France) tournent souvent autour de :
- Olaplex : 80–120 €
- Tokio : 100–150 €
Mais ces chiffres varient pour des raisons rationnelles : longueur, densité, nombre d’étapes, temps de pose, quantité de produit, et surtout personnalisation. Un bon salon doit pouvoir expliquer : “voilà ce qu’on fait, pourquoi, et ce que tu peux attendre”.
La sensation “arnaque” arrive généralement quand le discours est flou (“ça répare tout”) ou quand on te vend un protocole premium sans diagnostic. Un soin haut de gamme n’est pas un miracle ; c’est un outil. Et un outil sans diagnostic, c’est du hasard.
FAQ
Olaplex est-il une arnaque ?
Non, mais il est souvent mal utilisé ou mal attendu. Si tu l’achètes pour “brillance miroir” alors que ton problème est surtout la sécheresse, tu risques d’être déçue. Olaplex est plus pertinent sur casse post‑chimie que sur simple manque de douceur.
Tokio Inkarami est-il adapté aux cheveux bouclés/frisés ?
Souvent oui, parce que beaucoup de boucles ont un besoin élevé en hydratation, douceur et gestion de porosité. La clé est d’éviter une application trop lourde sur cheveux très fins et de garder une routine hydratante entre deux.
Puis-je faire Tokio juste après une décoloration ?
C’est possible, mais pas toujours optimal si tes cheveux sortent très fragilisés. Beaucoup préfèrent sécuriser d’abord (type Olaplex) puis faire Tokio en “seconde vague” pour maximiser le rendu sans risquer de masquer un problème de casse.
Quelle durée réelle pour les résultats ?
En moyenne, Olaplex est souvent perçu entre 4 et 6 semaines, Tokio entre 6 et 8 semaines, mais la routine maison (shampoing, masque, chaleur) change totalement la donne. Plus ton cheveu est poreux et exposé, plus la tenue diminue.
Y a-t-il un risque de chute de cheveux ?
Un soin ne devrait pas provoquer une chute brutale. Si tu observes démangeaisons importantes, irritation du cuir chevelu, plaques ou chute soudaine, stoppe et demande un avis professionnel. Il peut aussi y avoir des causes externes (stress, carences, post‑partum, traction, chaleur).
Conclusion : la recommandation la plus honnête
- Cheveux cassants après chimie → Olaplex en priorité (objectif : résistance, moins de casse)
- Cheveux secs/ternes, besoin de brillance et matière → Tokio Inkarami (objectif : rendu premium)
- Cheveux très abîmés + besoin de résultat visible ET durable → Olaplex puis Tokio (stratégie en 2 temps)




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